
Qu’est-ce qu’un trouble dys ?
Ils apparaissent généralement pendant l’enfance et peuvent persister à l’âge adulte. Ils ne sont pas liés à un manque d’intelligence, de motivation ou de travail.
Les troubles dys font partie des troubles du neurodéveloppement.
Les troubles « Dys » sont des troubles cognitifs durables qui peuvent être plus ou moins sévères, selon les cas. Certains vont affecter les apprentissages précoces, tels que le langage ou encore les gestes (versant inné). D’autres affecteront les apprentissages scolaires (versant acquis) : c’est ce qu’on appelle les troubles spécifiques des apprentissages.
Les troubles « Dys » font partie des troubles du neurodéveloppement.


Les troubles dys font partie des troubles du neurodéveloppement, au même titre que l’autisme, le TDAH, le trouble du développement intellectuel et les troubles moteurs.
Les troubles dys perturbent la maîtrise du geste, du langage oral/écrit, de la lecture, de l’écriture et du calcul.
Ces troubles, liés à un développement particulier du cerveau dès sa formation in-utéro, persistent à divers degrés toute la vie.
Dans les classifications internationales (DSM-5 et CIM11), ils apparaissent dans les troubles neurodéveloppementaux.
Les troubles dys désignent un ensemble de troubles cognitifs spécifiques qui affectent certaines fonctions comme le langage, la lecture, l’écriture, la coordination…
Ils apparaissent dès l’enfance et sont durables.
Ils ne sont pas liés à un trouble du développement intellectuel, à un problème éducatif ou à des méthodes pédagogiques inappropriées.
Ils concernent environ 5 à 15 % des enfants d’une même classe d’âge, avec parfois plusieurs troubles présents chez une même personne.
Les troubles dys se répartissent ainsi :
- Dyslexie / trouble spécifique de la lecture : qui rend la reconnaissance des mots et la compréhension des textes difficiles.
- Dysorthographie : trouble affectant l’orthographe et la transcription écrite, souvent associé à la dyslexie.
- Dysgraphie : difficultés liées au geste d’écriture, qui devient lent, douloureux ou peu lisible.
- Dyscalculie / trouble spécifique des apprentissages en mathématiques : qui affecte le sens des nombres et le calcul.
- Dyspraxie / Trouble développemental de la coordination : trouble affectant la planification et la coordination des gestes, impactant l’écriture, la motricité fine et certaines activités quotidiennes.
- Dysphasie / Trouble développemental du langage : trouble du développement du langage oral, avec des difficultés d’expression et/ou de compréhension
Le repérage précoce est essentiel.
Le repérage peut se faire grâce à des signes d’alerte ( on pourra orienter sur le bouton signes d’alerte de la bannière ) à l’école ou à la maison, comme des difficultés persistantes en lecture, en motricité ou dans l’organisation.
Le diagnostic est clinique et repose sur une évaluation pluridisciplinaire et des bilans fonctionnels.
L’enfant ou l’adulte doit être bilanté par des professionnels de santé formés, tels que :
- Orthophoniste pour le langage oral et écrit et le calcul
- Psychomotricien ou ergothérapeute pour la motricité
- Neuropsychologue pour l’attention, les fonctions mnésiques ou visuo-spatiales
Pour rappel, le ou les diagnostic (s) ne sera (seront) posé(s) que par un médecin tel que psychiatre, neuropsychiatre ou pédiatre ou encore médecin généraliste formé.
Il prescrit les bilans remboursés par la Caisse Primaire d’Assurance Maladie et oriente vers les professionnels amenés à intervenir dans le diagnostic.
Il peut s’appuyer dans cette démarche sur la Plateforme de Coordination et d’Orientation (PCO, de 0-12 ans) de son secteur.

Différents troubles de l’apprentissage se manifestent chez des enfants qui ont une intelligence et un environnement social adéquat, et ne présentent pas de problèmes sensoriels (vue, audition), psychiatriques ou neurologiques identifiables.
Ces enfants éprouvent des difficultés à apprendre à lire, à écrire, à orthographier, à calculer, à s’exprimer ou encore à se concentrer.
Les troubles spécifiques des apprentissages comprennent (selon la classification internationale DSM‑5) :
- le trouble spécifique des apprentissages avec déficit en lecture (communément nommée dyslexie )
- le trouble spécifique des apprentissages avec déficit de l’expression écrite (dysorthographie)
- le trouble spécifique des apprentissages avec déficit du calcul (dyscalculie)
Ces troubles sont associés au :
- trouble du langage oral (dysphasie)
- trouble développemental de la coordination (dyspraxie), incluant certaine forme de dysgraphie (trouble de l’écriture)
Dyslexie/ dysorthographie : 5 à 8% des enfants d’âge scolaire
Dyspraxie: 6% ‘’ ‘’
Dysphasie: 2% ‘’ ‘’
Dyscalculie : 5% ‘’ ‘’
40 % des enfants dits “dys” présentent plusieurs troubles d’apprentissage à la fois.
Par exemple : les troubles de l’apprentissage avec déficit en lecture sont souvent associés à un trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité.


https://maisondelautisme.gouv.fr/fiches-pratiques-autisme/troubles-dys

Le trouble développemental de la parole et du langage est caractérisé par des difficultés à comprendre ou à produire la parole et le langage, ou à utiliser le langage en contexte pour communiquer.
Les troubles sévères du développement du langage sont communément appelés dysphasies.
Ils se manifestent par des difficultés dans la production (expression) et la réception (compréhension) du langage, dans les domaines de la phonologie (sons de la parole), du lexique (vocabulaire), de la syntaxe (grammaire) et/ou de la pragmatique (usage en contexte).
Difficulté à l’oral face à l’abstrait, incompréhension de la pragmatique de la langue (humour, langage implicite).
Difficulté à distinguer le détail de l’essentiel, difficultés à mémoriser toute information verbale qui ne sera pas appuyée avec un support plus visuel.
Difficultés syntaxiques et/ou phonologiques et/ou lexicales
Difficulté à organiser un discours…
C’est un trouble durable qui entrave le développement de la personne aux niveaux social, scolaire et professionnel.
Ce trouble concerne environ 2% des enfants. Les garçons sont beaucoup plus touchés que les filles
- Favoriser la routine scolaire, afin de créer un automatisme chez l’élève et une concentration sur le contenu.
- Prévenir de tout changement dans la routine.
- Veiller à un environnement tranquille lors d’exercices de compréhension orale.
- Donner des consignes courtes et claires : en ralentissant le débit verbal, en utilisant des gestes et un support visuel (présentation claire et espacée avec images, pictogrammes, mots-clés…).
- Séquencer les consignes écrites par des phrases courtes et simples, si possible en utilisant des codes couleur contrastants, pour un travail aux multiples tâches, afin de renforcer la compréhension de l’élève.
- Inciter l’élève à pratiquer l’auto-verbalisation : réexpliquer ce qui est compris, commenter ce qui est fait, reformuler ce qui a été dit.
Le trouble développemental de la coordination ou dyspraxie est un trouble qui rend difficiles les gestes du quotidien, surtout ceux qui demandent précision et organisation, comme écrire, s’habiller ou utiliser des objets.
Les personnes dyspraxiques peuvent avoir des difficultés avec :
- ✍️ L’écriture (écriture lente, illisible, fatigante)
- 👕 Les gestes du quotidien (boutonner, faire ses lacets)
- 🧩 L’organisation des mouvements
- 🧭 L’orientation dans l’espace
- 🏃 La coordination (attraper un ballon, faire du sport)
- 📚 Certaines tâches scolaires (géométrie, dessin, découpage)
La dyspraxie n’est pas liée à l’intelligence. Une personne dyspraxique peut avoir des capacités intellectuelles normales ou élevées.
La dyspraxie est présente dès l’enfance, mais elle est souvent repérée :
- à l’école maternelle ou primaire
- quand l’enfant a du mal avec les activités motrices ou graphiques
- lorsque l’écriture devient difficile
- Elle peut persister à l’adolescence et à l’âge adulte, mais avec des stratégies adaptées, les difficultés peuvent être mieux compensées.
La cause exacte n’est pas toujours connue, mais la dyspraxie est liée à :
- un fonctionnement différent du cerveau
- des difficultés dans les zones qui planifient les gestes
- parfois associée à d’autres troubles (ex. Trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, troubles visuo-spatiaux, dyslexie)
🧑⚕️ ergothérapie
👓 orthoptie (si troubles visuels associés)
✍️ adaptations scolaires (ordinateur, temps supplémentaire)
🧠 accompagnement spécialisé selon les besoins
Les signes qui peuvent alerter, en fonction de l’âge de l’enfant :

QUAND S’INQUIÉTER ? | SIGNES D’APPEL |
|---|---|
| AVANT 3 ANSquel que soit le contexte | |
à 18 mois |
|
à 24 mois |
|
| À 3 ANS et aprèssi plainte isolée sur le langage oral | |
3 ans / 4 ans et demi | Si critère de sévérité :
|
4 ans et demi / 5 ans | Si langage insuffisant mais sans signe de gravité. |

QUAND S’INQUIÉTER ? | SIGNES D’APPEL |
|---|---|
2e trimestre du CP | Critères de sévérité
Difficulté moins sévère. |
3e trimestre du CP |
|
CE1 |
|
CE2 et après |
|
6e |
|

Quand s’inquiéter ? | Signes d’appel |
|---|---|
Grande section de maternelle |
|
Primaire |
|


Quand s’inquiéter ? | Signes d’appel |
|---|---|
Dans la vie courante |
|
En moyenne et grande section de maternelle |
|
Fin CP-CE1 et après |
|
Source : HAS Haute Autorité de santé
Tous ces signes d’alerte doivent amener à consulter les professionnels adaptés.
- En cas de retard d’acquisition du langage oral, après avoir vérifié l’audition de l’enfant auprès d’un médecin ORL, il est nécessaire de consulter une orthophoniste.
- En cas de retard d’apprentissage du langage écrit et en cas de difficultés d’apprentissage du calcul, après avoir vérifié la vue auprès d’un médecin ophtalmologiste ou d’un orthoptiste et l’audition auprès d’un médecin ORL, il est nécessaire de consulter une orthophoniste.
- En cas de difficultés d’acquisition des coordinations et des praxies il est nécessaire de consulter un psychomotricien ou un ergothérapeute (vous serez orienté par votre médecin ou le pédiatre de votre enfant en fonction de sa problématique et de son âge).

Ou encore





NE PAS OUBLIER QUE LES ENFANTS OU ADULTES ATTEINTS DE CES TROUBLES LE VIVENT AU QUOTIDIEN.
Un repérage puis une prise en charge précoces permettent de rééduquer, d’adapter et de mettre en place des stratégies de compensation et si nécessaire des aménagements à l’école ou au travail permettant aux enfants et adultes de mieux vivre avec leur trouble et de reprendre confiance en eux et en leurs capacités.
Car comme l’explique le Docteur Olivier REVOL :
« Les enfants dys sont des enfants intelligents qui souffrent de ne pas pouvoir le montrer ni le prouver.
Leur capacité à apprendre est différente, leur volonté d’apprendre est identique »
Olivier REVOL
- C’est pas sorcier : ‘’Les troubles Dys’’ :
- « Agir tôt » pour le repérage précoce :
Agir Tot – Les signes de TND chez bébé
- Votre enfant présente un écart inhabituel de développement. Quel accompagnement mettre en place ?
tnd_brochure_information_parcours_2020.pdf
- Les plateformes de coordination et d’orientation (PCO) :
https://maisondelautisme.gouv.fr/fiches-pratiques-autisme/pco-autisme
- Troubles dys au sein des TND :
https://maisondelautisme.gouv.fr/fiches-pratiques-autisme/troubles-dys
Conférences et rencontres
sur les troubles DYS
Café pour les Pros de santé et éducation autour des TND, à Lyon le jeudi 15/10/26 à 20h
Diner Manga au Kamon Shoten Lyon 19h30
Rencontre neuroatypie au féminin Lyon Bordeaux Paris
Conf PAT/ORE TDAHPI
267 – café parents Lyon
2ème CONGRES francophone de H3P les 5 et 6 Mars 2027
Café pour les Pros de santé et éducation autour des TND, à Lyon le jeudi 15/10/26 à 20h
Diner Manga au Kamon Shoten Lyon 19h30
Rencontre neuroatypie au féminin Lyon Bordeaux Paris
2ème CONGRES francophone de H3P les 5 et 6 Mars 2027
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